Texte pour ceux qui croient que la maladie a un sens meme avec la coronavirus

N’ayez pas peur de la maladie, car elle est création de Mère nature, elle est l’expression et la solution à un déséquilibre inhérent à notre nature.

 

 

 

La peur de la maladie s’insinue en ce monde comme une pandémie, et avec elle l’absence de confiance qu’elle sous-tend. L’absence ou la perte de la confiance avec un grand C. Notre monde ne serait-il que le fruit d’un hasard, l’humanité serait elle si vulnérable ?

 

Ma foi, ma croyance est que le monde est ordonnancé en parfaite concordance avec ce qui doit être. Tout ce que nous vivons est l’idéal pour notre croissance individuelle et globale. Tel est le divin auquel je crois : la nature parfaite des choses et des événements au juste moment. Pour moi, la nature (l’homme y compris) est d’une justesse inaccessible aux yeux et à l’esprit des hommes et qui pourtant se révèle à eux sans cesse dans la joie comme dans les drames.

 

 

 

Où est la spiritualité, la confiance quand nous avons peur de contracter une maladie ?

 

Avant cette pandémie, autour de moi j’entendais que la maladie était ce que nous avons du mal à dire ou à ressentir, je pouvais parler des enseignements de la maladie, des mots derrière les maux, du sens de la maladie. Nous évoquions ensemble que les maux du corps était le reflet des maux/mots de notre psyché, de nos émotions. Qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’en sera t-il demain après cette union sacrée des peuples contre ce virus ? Après ce combat contre la maladie, qui n’est alors plus un enseignement mais un ennemi à abattre ?

 

La maladie s’est-elle transformée en quelques jours pour n’être plus que l’attaque d’un immonde virus ? La maladie n’a t-elle plus de sens ?

 

Pour moi, cette maladie est un enseignement à une échelle globale comme à une échelle individuelle. Car l’individuel n’est que le reflet du tout et inversement, nous sommes tous liés ensemble dans une globalité qu’est l’humanité et en même temps nous sommes tous concernés sur un plan individuel pour voir en nous quels sont nos malaises.

 

 

 

Il y a quelques jours, j’ai commencé à me sentir fébrile, légèrement puis assez fortement, fatiguée, et la toux sèche est arrivée. Au matin du 3è jour, j’ai ressenti des difficultés à respirer. Puis je me suis dit qu’il était temps de mettre du sens sur ma maladie et je me suis connectée à mon intériorité pour ressentir. J’ai ressenti que je me laissais plonger, attirer dans un abîme de non-vie, dans un espace où la Joie m’avait quitté, remplacée par l’ennui et la lassitude. J’ai pleuré de ce constat. Pourquoi ? Qu’ai-je véritablement pleuré ? Je ne sais pas. Puis j’ai redressé mon corps, je me suis levée et mise en mouvement, je me suis plongée dans des mouvements de vie créatifs. J’ai adapté, réorienté, recentré mes activités pour être à nouveau dans l’axe de ma Vie et la Joie m’est revenue plus forte et plus rayonnante encore…

 

 

 

Avec ce virus, nous perdons la confiance en notre corps. Nous craignons que notre corps soit trop faible pour résister et rester en vie, mais c’est considérer notre corps en dehors du principe divin auquel je crois. Le corps seul est vulnérable, il n’est qu’une machinerie inhabitée, mais le corps comme expression parfaite du divin universelle est une richesse insondable.

 

Derrière cette maladie plane le spectre de la mort, de « la fin de vie ». La mort n’est pas une possibilité mais une certitude. C’est une composante indispensable de notre vie. Nous mourrons tous. Nous ne contrôlons pas cette certitude, nous n’y pouvons rien, alors pourquoi vouloir à tout prix contrôler son moment ou ses circonstances ? Y a t’il des morts justes et des morts injustes ? Pour moi non, il n’y a que des morts justes, car c’est la Nature qui les ordonnance dans la justesse divine.

 

Loin de moi l’idée que la mort ne devrait pas entraîner d’émotions. Bien sûr, la mort et la disparition nous touche, elle nous émeut, et même elle peut nous atteindre, mais cela remet-il en cause sa justesse ? Quand un de mes proches mourra (« quittera son corps »), bien sûr je serai touchée et même sans doute très très atteinte, mais cela sera sans aucun doute ce qui est juste dans l’existence de cette personne comme dans la mienne.

 

 

 

Évidement, lorsque j’ai manifesté tous ces symptômes du coronavirus, la question de la mort m’a donc traversé, vais-je mourir ? Peut-être, c’est possible. Un temps cette idée fut une angoisse, mais elle ne m’a pas paralysée, car je demeure quelque soit les circonstances extérieures persuadée que tout est parfait. Ce virus est parfait et réalise le travail que la nature a besoin. Pourquoi ? Je l’ignore, mais je n’ai pas besoin de tout comprendre pour avoir la foi.

 

Certes, pour mon esprit limité de mère de famille de 3 enfants en très bas âge, l’éventualité de ma propre mort ou éventuellement celle de mon mari n’est pas une perfection, loin de là, mais je suis persuadée que mon esprit ne perçoit qu’une partie de la vérité universelle.

 

La mort est terrifiante que parce qu’elle met fin à ce que nous connaissons pour ouvrir les portes d’un inconnu immense.

 

La mort est redoutée car elle est la fin de ce à quoi nous sommes attachés.

 

La mort est insupportable pour l’égo qui se découvre limité à sa finitude au milieu d’un univers infini. Il n’est pourtant qu’un grain de sable.

 

La mort est injuste si l’on considère notre vision humaine, mais considérez-vous la mort des feuilles à l’automne comme injuste ? Elles ont fini leur cycle de vie, elle meurent.

 

La mort n’est rien d’autre que la mort c’est à dire une ouverture vers l’invisible pour l’esprit de l’homme.

 

 

 

Parce qu’elle touche nos aînés en grand nombre serait-elle plus dure à accepter ? Pourquoi nos aînés ne serait-il pas au même titre que nous, des êtres qui vivent en spiritualité ? Ne les infantilisons pas. Leur mort est au même titre que la mienne éventuelle le fruit d’une décision de la Vie au moment le plus juste de l’existence.

 

Mourir, c’est partir on ne sait où…

 

 

 

Pourquoi mourir de ce virus serait-il plus affreux que de mourir d’autres choses ? Un virus est avant tout un être vivant, un être naturel. Les virus, les bactéries, les parasites, les microbes sont le fruit d’une Nature diversifiée, certes peu réjouissante pour l’Homme mais indispensables à la constitution de son immunité. Sans microbe, l’Homme serait bien vulnérable. A long terme, les microbes sont donc un allié pour l’Homme qui s’adapte à la situation.

 

 

 

L’idée commence à germer sur les réseaux sociaux que la nature se rebelle contre l’humanité qu’elle porte. Peut-être.

 

Que fait la nature avec ce virus ? Je ne le sais pas, mais je pense que tout est juste alors pas d’inquiétude, tout se déroule, selon le plan parfait de mère nature…

 

 

 

La réaction de l’Homme est peut-être plus inquiétante… le contrôle, ou tout au moins la recherche du contrôle est à mon sens une réaction à la peur de ne plus gérer le déroulé de nos existences…

 

N’ayez pas peur du nouveau mais plus de la volonté que tout redevienne comme avant. Ne craignez pas de vous laisser guider à l’aveugle par la nature divine, mais craignez votre égo qui veut contrôler et freiner l’existence de phénomènes qui vous dépassent.

 

Loin de moi l’idée d’appeler ou même de penser à ne pas respecter le confinement ou autre mesure mise en place par la collectivité. Dès le début, j’ai senti qu’il fallait respecter ces règles pour limiter l’anxiété ambiante, mais pour moi, la solution est dans la confiance.

 

 

 

Eglantine Soret-Goussiez

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