Le lâcher-prise

Le lâcher-prise


"Lâcher -prise" expression qui  nous suggère un choix: lâcher ou prendre autrement dire tenir. Lâcher votre prise, votre emprise! Lâchez ce en quoi vous tenez!
Lâcher-prise c'est cesser de tenir
ce sur quoi nous n'avons justement pas de prise.

             Combien de fois dans votre vie, dans votre journée avez-vous ressenti du stress, de l'angoisse pour des choses, des faits sur lesquels vous ne pouvez rien? 
Vous attendez quelqu'un pour aller ensemble sur un rendez-vous, il est en retard. Qu'y pouvez-vous? Votre train est annulé. Qu'y pouvez-vous? Vous attendez le résultat d'un examen. A ce stade, qu'y pouvez-vous? 
             Pourtant, en vous, la pression s'installe, elle monte, elle vous envahit, vous pouvez vous sentir coupable, honteux, nul, "pas comme il faut", vous vous sentez en danger, vous avez peur du regard de l'autre, de son jugement,... Pourtant à l'instant où vous ressentez cette pression, vous n'êtes plus en mesure d'agir pour changer les choses. Vous serez en retard c'est un fait, ...

              Lâcher-prise c'est être responsable uniquement de ce qui dépend de nous. Est-ce que le temps qu'il fait dépend de toi? Est-ce qu'une coupure d'électricité dépend de toi? Est-ce que le comportement de l'autre dépend de toi? Est-ce que tu peux décider de guérir maintenant tout de suite? Non, alors relâches cette pression, acceptes que tu n'y peux rien, fais ce que tu peux et n'attends pas de toi autre chose. 
Lâcher prise, c'est lâcher le contrôle que nous voulons avoir sur notre vie, notre corps et ses maux, Accepte le hasard ou le divin selon ce en quoi tu crois.

Lâcher-prise c'est perdre l'idée que l'homme est tout-puissant.
         Lâcher-prise rend léger, cela nous procure la souplesse du Foie et la tranquillité de la Rate (référence à l'élément Bois et Terre de la médecine traditionnelle chinoise).

         Lâcher prise vous rendra disponible à ce qui dépend vraiment de vous, il vous permettra de réagir vivement et de manière juste quand il le faudra, car vous aurez l'esprit disponible à la situation présente.


Comment faire?
           Il est inutile de vous dire "Lâchez! Lâchez mais lâchez!" à tout bout de champs. Avez-vous vous remarquez que lorsque l'on vous dit cela votre corps se tend. Notre esprit à peur du vide, alors lâchez lui fait peur. Ne le brusquez pas, attendez qu'il lâche tout seul.

              Dans un premier temps, prenez conscience de ce qu'il y a derrière cette tension interne que vous ressentez, de la peur, de la culpabilité, du stress, ...En conscience, comme un observateur bienveillant observez votre façon de réagir, de ressentir, de vivre.
              Puis respirez pleinement, détendez vous simplement. Détendre son corps, détendre son souffle, c'est détendre son esprit.
              Offrez-vous du temps et de la bienveillance; Petit à petit à force de cette observation de vos manières d'être et d'une détente, vous lâcherez prise et cela se fera simplement sans forcer.

             La conscience a cette vertu magique que tout se qui remonte à elle, s'ajuste, reprend sa juste place.
          Et cela vaut pour toutes vos difficultés, prenez en conscience avec l'honnêteté du coeur et vous guérirez. Vous ne vous rendrez pas compte tout de suite, mais un beau jour, en retrospective, vous verrez que cette souffrance ne fait plus partie de votre vie. 
            Confiance, et le lâcher-prise viendra en vous...

Thérapies, soins: magiques au début puis de moins en moins: pourquoi?

Avez-vous déjà vécu ce moment où une thérapie, une méthode de soins qui vous procurait tellement de bien-être, de soulagement pendant les premières séances devient de plus en plus inefficace? Alors que faire changer de thérapeute? de méthode (il en existe tant)? ou découvrir une autre voie?Témoignages: “Avant quand j’allais voir cet ostéopathe, c’était super, maintenant cela ne me fait plus rien, alors je vais en voir un autre”.
“Au début des soins de shiatsu, je me sentais vraiment bien, mes douleurs avaient disparues, mais au bout d’un moment, quand je ressortais de la séance, j’avais encore plus de douleurs.”

“Les premiers massages que j’ai fait avec elle, un délice, une merveille, maintenant je dois m’être habitué, cela me fait moins d’effet.”

“C’est toujours comme cela, au début quand je commence une nouvelle thérapie ou activité comme le yoga ou le qi gong, cela me fait beaucoup de bien, mais après plus rien, alors je change.”

Ces témoignages sont assez rares pour nous thérapeutes, praticiens, car les “consultants” n’osent pas souvent les exprimer directement à la personne concernée. Et pourtant, indirectement j’en entends beaucoup, quand j’interroge sur le parcours de soins d’une personne. Beaucoup de changement de thérapeutes, beaucoup de déception après un grand enjouement, de ré-orientation. En bref, une histoire qui recommence sans cesse, à la recherche de la personne qui enfin pourra me soigner, à la recherche du messi, du thérapeute idéal, ...

Et pourtant, est ce la recherche du thérapeute idéal ou une quête intérieure à la recherche de la source de notre propre processus pathologique?

Je le sens quand une personne met fin à sa thérapie, ou à ses soins avec moi pour cette raison, je le sens quand elle se dit “au début c’était bien, mais maintenant j’ai besoin d’autres choses, cela ne me fait plus d’effet”. Alors, je ressens une certaine déception à ce que cela ne soit souvent pas complètement exprimé, pas complètement partagé. Non, que je veuille faire de la rétention de patients, mais parce que là (à ce point précis) commence la véritable travail intérieur. Quelque part, c’est quand l’effet magique se termine que tout commence vraiment. C’est au moment là, où je ne peux plus satisfaire au besoin extérieur de la personne qui me consulte, que je peux véritablement l’accompagner dans son travail intérieur.

Alors quelle joie pour moi quand une personne vient à une séance en ayant suffisamment confiance en moi, pour me livrer ses ressentis négatifs sur la séance dernière. Elle me raconte donc qu’après la séance (de Corps Positif+ massage) ses douleurs au lieu de disparaître ont augmentées durant 2 jours. Bon, ensemble nous interrogeons la cause de cette montée en douleur, quand elle réalise que c’est une chose qu’elle connaît bien, qu’elle a vécu avec la praticienne qui m’a précédée et encore avec celle d’avant,... Alors commence le travail. Alors nous pouvons interroger la cause véritable de la douleur, et remonter le fil du processus douloureux. Nous interrogeons la douleur mais aussi et surtout quel rôles les thérapies ont jouées dans cette histoire. Comment ont-elles soulagés la douleur un temps avant de ne plus pouvoir l’atteindre, de devenir inefficace voire nuisibles. Sont-ils coupables, ces thérapeutes, si parfait au début? Peut-être dans certains cas (il n’est pas à exclure toute la responsabilité du praticien), mais dans la majorité des cas, leur pratiques n’ont pas évolués entre le moment où cela crée du soulagement et le moment où cela ne crée plus rien. Dans le cas présent, les séances ont donnés de très bons effets pendant plusieurs mois avant de devenir aujourd’hui inefficace, voire amplificateur de douleurs. Alors si le thérapeute n’a pas changé, si sa méthode est identique, qu’est ce qui a changé?

Au début, d’une thérapie, il y a la rencontre entre un personne en demande, et une personne en position d’apporter à l’autre ce dont il a besoin. La personne en demande est alors prise en main, se sent comme portée par cette nouvelle relation bienveillante. Enfin, quelqu’un va prendre soin d’elle, que ce soit par l’écoute ou des soins corporels. Or, souvent il y a en nous une faille, un manque, une solitude, un abandon. Cette nouvelle relation est comme une illusion que cette souffrance va disparaître, que notre besoin d’amour (au sens large du terme) va être combler et va réparer nos douleurs physiques et/ou psychiques. Cette personne dévouée pour s’occuper de nous, va nous réparer. ... Mais le thérapeute n’est pas la racine du manque, il n’est pas à l’origine de notre souffrance, il ne peut donc pas colmater la brèche, il n’est pas la mère qui n’a pas montré son affection, il n’est pas le mari qui nous a blessé, il n’est pas le père absent. Il est l’oreille qui nous écoute, les mains qui nous touchent, ...Un temps, l’illusion demeure, la relation bienveillante nourrit, elle donne de l’amour, de la protection, mais elle n’est qu’une miette face au vide. Alors un jour, brutalement ou petit à petit l’illusion tombe, le masque du “thérapeute-messi” fantasmé se craquelle et l’on se retrouve seul face au vide qui se révèle à nous, en nous car dans la relation thérapeutique nous ne protégeons pas. Cette relation thérapeutique où tout repose sur la confiance, l’on se raconte, où l’on se montre à nu, ce qui nous permet de plonger dans des sensations et des émotions intimes et profondes.

C’est donc à ce moment-là que tout peut commencer, quand la confiance permet de plonger dans des choses “que je n’avais jamais dite avant”, de faire des liens “que je n’avais jamais vu sous cet angle” et surtout quand cesse l’illusion que le thérapeute va tout combler en moi. C’est ainsi que commence le travail intérieur, le travail intime et profond, responsable et constructif. Le travail où la réponse à mes attentes n’est plus projetée à l’extérieur de moi mais recherchée à l’intérieur de moi, là où réside la source réelle et vivante de mes manques, de mes douleurs, de mon handicap, de mes troubles. A l’intérieur de moi où réside donc également le potentiel de ma guérison intime.

Sommes-nous tous comme cela? Non, certains ne vivent pas les choses de cette manière là. Mais j’observe si souvent ses comportements que si cela réveille en vous une sensation de déjà-vu, osez ouvrir cette voie vers l’intérieur. Il est si fréquent de voir plusieurs thérapeutes pour un même trouble, en même temps ou successivement, de visiter une méthode de soin, puis une autre et encore une autre en quête de celle qui fera un miracle. Souvent, la responsabilité en est uniquement imputée au seul praticien, parfois c’est le patient qui se culpabilise en se disant que l’on est pas normal, que sur lui rien ne marche (sur la durée)...

Et pourtant tout est là. Derrière l’illusion que la solution est en l’autre, se trouve en moi la réponse à toutes mes questions, à tous mes manques, à toutes mes souffrances corporelles, le thérapeute me tient alors la main pour plonger dans cet intime qui fait peur.(article de fev 2018)


Voeux pour 2019

Ca y est le nouvel an est passé, les festivités s'achèvent, l'heure de la rencontre avec cette année 2019 est arrivée. 

Oubliez vos bonnes résolutions ! Elles sont espoirs quelques jours, contraintes quelque temps et culpabilité longtemps. 

Pour ma part, ce que je me souhaite et ce que je vous souhaite c'est d'être présent et conscient à vous même avec honneteté et simplicité, vous aurez alors accès à la justesse de l'instant et de l'action. 

Je parle souvent de ce « juste », cette « justesse » qui guide nos vies. La justesse s'ouvre quand notre être est suffisament libre de ses envies, de ses attentes, de son intellect, bref de son égo pour se laisser diriger par quelque chose de plus grand que lui, de beaucoup plus puissant, de beaucoup plus clairvoyant. Il est alors guidé vers l'endroit, la posture, l'attitude où il est profondément juste que nous soyons. 

Sentir cette « justesse » pour se laisser guider par elle, est un chemin, un voyage. 

Le corps et ses maux sont des guides sur ce chemin, ils nous interpellent, nous désorientent, nous bousculent, nous affaiblissent pour lâcher les barrières de l'égo. Puis quand nous cessons la lutte contre eux, ils nous orientent, nous enseignent, nous guident. Avec confiance, on sait qu'au bout de ces épreuves, il y a « la juste action », « le juste lâcher-prise »...

Pourquoi rechercher cette justesse, pourquoi être à la quête de quelque chose que l'on ne décide pas avec notre tête, mais qui sort de nos tripes sans contrôle de notre esprit (c'est-à dire de nos peurs, de nos croyances limitantes,...) ? Parce que là est la joie !

La joie n'est pas ce sentiment facile, que l'on ressent en mangeant quelque chose de délicieux, ou qui est provoqué par la satisfaction immédiate d'une envie. Non, ceci est le plaisir, le plaisir des sens, de l'immédiateté, le plaisir qui dépend des autres, des choses, qui dépend de l'extérieur, des circonstances. 

La joie est un ressenti de l'intime, c'est une chose qui ne se provoque pas, qui ne se contrôle pas. Elle est indépendante de notre égo, elle est le reflet du divin. Elle est cette étincelle qui s'éclaire une seconde, une minute voir bien plus quelque soit les circonstances les plus impromptues, dans le métro, en cuisinant, pendant une insomnie. Elle vient juste illuminer l'instant présent. 

Plus on vit la justesse de l'action, plus on s'éloigne de l'égo, plus on s'approche du divin, plus la joie pénètre notre corps. 

Elle n'est pas une récompense, mais le fruit de la libération des barrières qui s'érige entre nous et elle. Elle est comme le ciel bleu caché par les nuages, parfois elle nous apparaît mais elle est toujours là. 

Cette année ce que je vous souhaite c'est d'avancer sur ce chemin vers la justesse de la vie, de lâcher les contrôles et les luttes qui vous protègent en apparence, de faire confiance et d'accueillir la joie en vous. 

Cette année, je continuerai à explorer avec vous ces notions : d'acceptation, de confiance, de lâcher-prise, de joie . 

Dans ma newsletter mensuelle, je prendrai le temps d'écrire sur un de ces thèmes pour partager avec vous plus que les actualités. 

Bientôt vous recevrez une vidéo où je vous expliquerai les changements qui vont se produire cette année dans ma manière de travailler. Comment vous aider à transformer les maux en mots? telle est ma réflexion, ainsi en m'observant et en observant mes proches dans l'épreuve de la maladie, des éléments me sont apparus, mon absence auprès de vous m'a permis la réflexion et la méditation, et donc m'a permis d'évoluer pour vous transmettre davantage ce trèsor qu'est le corps Positif. Ainsi cette année, l'acceptation prendra plus de place qu'auparavant que ce soit en individuel ou en groupe et un nouveau schéma du Corps Positif vous sera proposé. 

 

Deux stages à l'ile de Groix vous seront proposés, l'un au printemps, l'autre en août. Nouvel enseignement en partie du moins axés sur le langage du corps, des marches conscientes ayant pour objectif de vous donner accès à la conscience de votre être tout en étant dans un paysage grandiose offert par l'Ile de Groix. Des stages plus nature, au plus près de l'être conscient que nous sommes. 

Voici mes vœux et la direction qui semble être juste pour moi cette année. Je ne vous souhaite une année facile, sans épreuve, ni tristesse, je vous souhaite une année riche, contemplative et active, confiante où la joie sera votre invitée. 

Belle année à vous. 


Le jour où ma mère a compris qu'elle pouvait se soigner toute seule

Ma mère est une personne qui a appris à écouter son corps, à l’époque où le symbolisme du corps n’était pas encore connu. Elle ne le fit pas par conviction idéologique, ni quête religieuse, simplement et comme beaucoup de ceux qui entament un chemin spirituel par nécessité de vie.

A 25 ans, on lui découvrit par hasard, à l’occasion d’une prise de sang une grave anémie. Après moult analyses, les médecins lui proposèrent un traitement de six mois nécessitant une hospitalisation. Cette jeune femme de 25 ans, qui n’était pas encore ma mère, se refusa à entrer dans le circuit de la maladie corporelle. Refuser de tomber malade, une drôle d’idée ! Qui peut bien refuser quelque chose que l’on ne choisit pas ? Toujours est-il que ce fut la première fois qu’en écoutant véritablement son corps, elle éprouva la méthode de soin qui désormais ne la quitterait plus, qu’elle m’a enseignée et que je transmets à mon tour dans ces pages.

Ce refus m’a toujours intrigué, questionné : comment l'esprit peut-il sortir ainsi, des sentiers battus, sans avoir eu au préalable ne serait-ce qu'un écho d'une alternative possible ? Je crois que cela s'appelle la survie, cette force si puissante de vie qui se manifeste chez les êtres soumis à un choix apparenté selon eux à la vie ou à la mort. Devenir une patiente chronique, hospitalisée passive, était pour ma mère synonyme de régression, de mort. Ayant été élevée par une mère malade, plaintive, sans vie psychique, elle avait alors le choix de la répétition ou de la liberté. Vivre malade, c'était mourir au nouveau, mourir à la création de son être, à cet être différent de sa propre mère.

Alors la vie, s’est manifestée fortement en elle, car elle avait fait ce choix si primordial : choisir l'inédit de la vie à la répétition morbide. Des choix comme celui-là, quand nous les assumons avec toutes les cellules de notre corps, nous donnent un élan de vie incommensurable. Ils transforment l'être que nous étions et lui offrent un trésor. Le trésor qu'a reçu ma mère, était cet éclairage sur sa capacité à se soigner en décidant de sa vie. Elle a compris que la vie lui avait envoyé un message, un signe. Soit elle répétait sa vie passée et au-delà celle de sa mère en y perdant toute forme d'énergie de vie, ce qui se traduisait corporellement par l'anémie.

L’anémie est un épuisement physique dû à une perte d'hémoglobine, élément du sang permettant de transporter l'oxygène. Ainsi, si elle continuait ce chemin de vie, elle ne pouvait plus s'alimenter en oxygène, elle se privait de sa respiration.

En devenant une femme nouvelle, en laissant derrière elle la fidélité à une mère malade, elle put à nouveau en quelques semaines régénérer ces cellules et reprendre de l’énergie de vie. Ce choix avait autant agi sur ces cellules, que sur sa renaissance psychique. Par la maladie, son corps lui a permis de se transformer bien au-delà d'une simple guérison du corps.

Riche de cette découverte, de ce parallélisme étonnant et si puissant du corps et de l’esprit, elle apprit ensuite avec l’expérience, au gré des signes que lui offrait son corps comment se soigner. Parce qu'elle avait la confiance en la vie elle osa écouter son corps comme un guide, une manifestation de la vérité universelle. C'est ainsi, qu'est née pour elle une nouvelle relation avec son corps en dehors des repères médicaux classiques.

(extrait du livre LE CORPS POSITIF)